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Peace be with you!
I hope that by the time this letter is published, spring will be more obvious than it is as I am writing to all of you. Like the sun rises in the morning every day, although it might take more time, God is faithful and I am sure that summer will arrive too… in His time.
It has been a blessing to visit you all throughout the year, but in particular the faithful of the most northern deanery of our diocese as I am presently doing the Pastoral Visit there. I thank the four priests of this region for their hospitality and help in organizing this Visitation. I also am so grateful to all who help them and support them. I really enjoy discovering these new places and the faithful who make up the Church there. I have to say that I particularly love to meet the children in schools and at church. Their simplicity, spontaneity and joy remind me of why Jesus invited us to be like them (see Matthew 18:3).
As I go around, I am deeply touched by all the difficult stories I hear. Addictions, violence, abuse, poverty and difficult relationships really affect our families and church communities in so many ways. Jesus “came so we may have life and have it to the fullest” (John 10:10). So where has this life gone?
Following Jesus is difficult and challenging, but it should bring fulfillment, peace and joy. As I visit around and hear stories, I also realize that many people don’t rely on God for everything. If we wait to be in crisis to reach out to God, we will probably be very disappointed because it’s not just about receiving from Him. It’s all about having a personal relationship that, as a bonus, protects us from the very same things that get us into trouble in the first place. Sin is not just doing something wrong; it’s going against the very dignity of our humanity and the holiness of our baptism: it’s going against the love and will of God. When we don’t have a personal relationship with Him, we try to find other ways to fill the void that his absence creates in our lives. Nothing will ever be able to replace his love for us. Drugs, activities, human relationships might give the impression that they fill us, but we know by experience that it only lasts for a short time, then we need more. Still, we keep looking elsewhere.
I think a lot of people don’t understand why we have church on Sunday. We shouldn’t go there because of the priest, the requirements of the Church, our parents or any other reason than to be together in the presence of He “who loved us so much that He sent is only Son, so that whoever believes in him, should not die, but have eternal life” (John 3:16). It’s not about following the Church’s teaching, or being afraid to go to Hell, or being cursed if we don’t go. It’s about receiving today this abundant life that Jesus is talking about. If that is not what is happening as you are going every Sunday, then we are doing something wrong as a Church. If you are not going, you are missing out.
I have a dream, and I invite you to pray for that dream. I also think that this is not just my dream: it is the dream of all who see people suffer because the will of God is not respected. I believe that this is the dream of God himself: to see all live abundant lives, free from addictions and false ‘fillers’, spending time alone with Him every day, worshiping Him with others at least once a week and being filled with the love that makes us want to love, and share, and give, and grow together under His protection.
I wish that all could experience what I have been living since the day I said to Him: “You are my only Lord and my God”. And I know I am not alone who receives this grace daily.
That can only happen if we become like little children who trust their Father, and believe that, even if it sounds too good to be true, God does not want to make us his slaves, but his friends (see John 15:15).
Blessings to all of you. Have a holy end of Easter Season and a spirit filled summer.
Yours truly in Christ, the Risen Lord,
+Charles


La paix soit avec vous !
J’espère qu’au moment où cette lettre vous parviendra le printemps sera plus perceptible qu’il ne l’est au moment où je vous écris. Comme le soleil se lève chaque matin, même si cela prend plus de temps, Dieu est fidèle et je suis sûr que l’été arrivera lui aussi… en Son temps.
Ce fut une bénédiction de vous rendre visite tout au long de l’année, mais en particulier aux fidèles du doyenné nord de notre diocèse, où j’effectue actuellement la visite pastorale. Je remercie les quatre prêtres de cette région pour leur hospitalité et leur aide dans l’organisation de cette visite. Je suis également très reconnaissant envers tous ceux et celles qui les aident et les soutiennent. J’apprécie découvrir ces nouveaux lieux et les fidèles qui forment l’Église là. Je dois dire que j’aime particulièrement rencontrer les enfants dans les écoles et à l’église. Leur simplicité, leur spontanéité et leur joie me rappellent pourquoi Jésus nous invite à être comme eux (voir Matthieu 18, 3).
Au fil de mes déplacements, je suis profondément touché par les histoires difficiles qu’on partage avec moi. Les addictions, la violence, les abus, la pauvreté et les relations difficiles minent vraiment nos familles et nos communautés paroissiales. Jésus « est venu pour que nous ayons la vie et que nous l’ayons en abondance » (Jean 10, 10). Alors, qu’advient-il de cette vie ?
Suivre Jésus est difficile et exigeant, mais devrait tout de même apporter plénitude, paix et joie. En visitant et en écoutant les histoires, je me rends compte aussi que beaucoup ne s’en remettent pas à Dieu en toutes choses. Si nous attendons d’être en crise pour nous tourner vers Dieu, nous serons probablement bien déçus. Il ne s’agit pas seulement de recevoir de Lui, mais, avant tout, d’entretenir une relation personnelle qui, en prime, nous protège précisément de ce qui nous cause les problèmes en partant. Le péché ne consiste pas seulement à faire quelque chose de mal ; c’est aller à l’encontre de la dignité même de notre humanité et de la sainteté de notre baptême : c’est aller à l’encontre de l’amour et de la volonté de Dieu. Lorsque nous n’avons pas de relation personnelle avec Lui, nous essayons de trouver d’autres moyens de combler le vide que son absence crée dans nos vies. Rien ne pourra jamais remplacer son amour pour nous. Les drogues, les activités, les relations humaines peuvent donner l’impression de nous combler, mais nous savons par expérience que cela ne dure qu’un court instant, puis nous en voulons davantage. Pourtant, nous continuons à chercher ailleurs.
Je pense que beaucoup de gens ne comprennent pas pourquoi nous allons à l’église le dimanche. Nous ne devrions pas y aller à cause du prêtre, des exigences de l’Église, de nos parents ou pour toute autre raison que celle d’être ensemble en présence de Celui « qui nous a tant aimés qu’Il a envoyé son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais obtienne la vie éternelle » (Jean 3, 16). Il ne s’agit pas de suivre l’enseignement de l’Église, ni d’avoir peur d’aller en enfer, ni d’être maudits si nous n’y allons pas. Il s’agit de recevoir aujourd’hui cette vie abondante dont parle Jésus. Si ce n’est pas ce qui se passe lorsque vous y allez chaque dimanche, alors nous manquons notre coup en tant qu’Église. Si vous n’y allez pas, vous manquez quelque chose de grand.
J’ai un rêve, et je vous invite à prier pour ce rêve. Je pense aussi que ce n’est pas seulement mon rêve. C’est le rêve de tous ceux et celles qui voient des gens souffrir parce que la volonté de Dieu n’est pas respectée. Je crois que c’est le rêve de Dieu lui-même : voir tous et toutes vivre une vie abondante, libérée des dépendances et des faux « substituts », passer du temps seul avec Lui chaque jour, l’adorer avec d’autres au moins une fois par semaine et être rempli de l’amour qui nous donne envie d’aimer, de partager, de donner et de grandir ensemble sous Sa protection.
Je souhaite que tous puissent vivre ce que je vis depuis le jour où je Lui ai dit : « Tu es mon seul Seigneur et mon Dieu ». Et je sais que je ne suis pas le seul à recevoir cette grâce chaque jour.
Cela ne peut arriver que si nous devenons comme de petits enfants qui font confiance à leur Père, et croient que, même si cela semble trop beau pour être vrai, Dieu ne veut pas faire de nous ses esclaves, mais ses amis (voir Jean 15, 15).
Que le Seigneur vous bénisse tous et toutes. Je vous souhaite une bonne fin de temps pascal et un été rempli de l’Esprit Saint.
En Jésus Christ, le Ressuscité,
+Charles

